On s'attache à des détails
On pinaille
On tergiverse
On nuance
On va
On vient
Et tout semble d'une presqu'égale importance
Et puis
Un matin
Elle est là
De nouveau
Installée, toute puissante
D'un revers de lame
Elle balaye tout
Il n'y a plus qu'elle
La douleur
dimanche 8 mai 2011
jeudi 5 mai 2011
mardi 19 avril 2011
mardi 8 mars 2011
je cherchais un mur
où m'adosser
je cherchais une fiction
où m'évader
tu m'as offert quatre murs
et des mots pour rêver
...
j'ai tremblé, tressailli, vibré, délecté.
je suis montée et ai gouté l'air que tu respirais avec tant de beauté.
puis
la fiction s'est évaporée
et je suis tombée
au pied du mur
assise
transie
je regarde les morceaux, épars.
Je te vois, un peu plus loin, recroquevillé et silencieux.
Le chagrin me mange
Un nouveau mur s'est élevé.
Translucide. Isolant.
Celui de la culpabilité.
où m'adosser
je cherchais une fiction
où m'évader
tu m'as offert quatre murs
et des mots pour rêver
...
j'ai tremblé, tressailli, vibré, délecté.
je suis montée et ai gouté l'air que tu respirais avec tant de beauté.
puis
la fiction s'est évaporée
et je suis tombée
au pied du mur
assise
transie
je regarde les morceaux, épars.
Je te vois, un peu plus loin, recroquevillé et silencieux.
Le chagrin me mange
Un nouveau mur s'est élevé.
Translucide. Isolant.
Celui de la culpabilité.
jeudi 17 février 2011
Les jour s'égrènent
Dans un silence à peine ponctué
Mes points d'interrogation restent en suspension
Je me courbe
encore
encore un peu
pour mieux voir
ce qui vient
je cherche ce qui sera
je ne trouve que ce qui fut
Ma contorsion frôle les 360°
un tour
deux tours
trois tours
mais je n'ai pas la grâce d'un derviche
tout au plus un pantin au bout de son fil
ainsi
font
font
font
les tant tristes marionnettes
lundi 7 février 2011
Rituel
Qu'est-ce que tu dis?
Je ne comprends pas. Je lis, je relis et je n'aime pas cette amertume qui me vient.
J'ai des envies d'élever la voix.
MAIS QU'EST CE QUE TU DIS?
QUELLE LANGUE PARLES-TU?
...
Je ne te, nous, je reconnais pas dans ces mots. Là. Ici.
...
Je cherche à répondre. Des jours de puis.
Je scrute l'obscurité, je guette le lever du jour. Je fouille le silence. J'écoute les bourrasques. Je . Rien.
Comment répondre à une non question non posée dans une langue étrangère?
Qu'est ce que tu racontes?
QU'EST-CE QUE TU RACONTES?
TU LES AS MIS OU LES MURS? TU LES AS MIS OU?
J'ai vaguement tenté d'évoquer le fil tendu et les territoires occupés mais je ne parle qu'à moi-même. Comment pourrais-tu m'entendre?
Je me tourne. Me retourne. Me détourne.
Puis je pense au rituel.
Quand nous ne savions que dire. Quand nous n'étions encore ce corps.
Tu, je pose(s) une question.
Tu, je ouvre(s) un livre au hasard.
Le passage est la réponse.
Je te (re)lis. Ma voix est haute.
Lorsque le dernier mot se fracasse contre mon palais, j'ouvre le premier livre à portée de main et j'entends, sortir de ma bouche :
"Je lui tends les bras. Je cherche son corps. Elle s'évanouit. Une ombre qui lutte en vain dans l'ombre comme il est écrit. J'entends sa voix rauque me demander pardon. Pardon si tu es encore là, toi. Pardon si une exception est faite. Ou plusieurs fissures dans cette immense temporalité bloc. Quelques interstices par où je reverrais ta chair et le jour. Je ne peux rien te dire de plus. Rien faire de plus que ce que j'ai fait : devenir parfaitement réceptive à ce qui pourrait m'arriver. Renaître à chaque fois. Me refaire une naissance à chaque seconde de la vie. Rompre avec ma naissance de chair. Servir l'événement. Ton esclave de corps ton esclave de l'instant".
Je ne comprends pas. Je lis, je relis et je n'aime pas cette amertume qui me vient.
J'ai des envies d'élever la voix.
MAIS QU'EST CE QUE TU DIS?
QUELLE LANGUE PARLES-TU?
...
Je ne te, nous, je reconnais pas dans ces mots. Là. Ici.
...
Je cherche à répondre. Des jours de puis.
Je scrute l'obscurité, je guette le lever du jour. Je fouille le silence. J'écoute les bourrasques. Je . Rien.
Comment répondre à une non question non posée dans une langue étrangère?
Qu'est ce que tu racontes?
QU'EST-CE QUE TU RACONTES?
TU LES AS MIS OU LES MURS? TU LES AS MIS OU?
J'ai vaguement tenté d'évoquer le fil tendu et les territoires occupés mais je ne parle qu'à moi-même. Comment pourrais-tu m'entendre?
Je me tourne. Me retourne. Me détourne.
Puis je pense au rituel.
Quand nous ne savions que dire. Quand nous n'étions encore ce corps.
Tu, je pose(s) une question.
Tu, je ouvre(s) un livre au hasard.
Le passage est la réponse.
Je te (re)lis. Ma voix est haute.
Lorsque le dernier mot se fracasse contre mon palais, j'ouvre le premier livre à portée de main et j'entends, sortir de ma bouche :
"Je lui tends les bras. Je cherche son corps. Elle s'évanouit. Une ombre qui lutte en vain dans l'ombre comme il est écrit. J'entends sa voix rauque me demander pardon. Pardon si tu es encore là, toi. Pardon si une exception est faite. Ou plusieurs fissures dans cette immense temporalité bloc. Quelques interstices par où je reverrais ta chair et le jour. Je ne peux rien te dire de plus. Rien faire de plus que ce que j'ai fait : devenir parfaitement réceptive à ce qui pourrait m'arriver. Renaître à chaque fois. Me refaire une naissance à chaque seconde de la vie. Rompre avec ma naissance de chair. Servir l'événement. Ton esclave de corps ton esclave de l'instant".
mercredi 2 février 2011
(tic-tac)
Entre
tes TIC (tic-tac)
tes TAC (tic-tac)
nos silhouettes reprennent ce qui n'est pas une course (tic tac)
La nuit tombe à peine mais elle s'englue déjà dans ma bouche.
Je sens mes défenses sortir. (tic-tac)
Toutes lames dehors!
J'envisage l'espace.
Mes armes parées. Ta peau si fine. (tic-tac)
Tu t'approches. Tu saignes. Tu t'approches encore. Tu te morcèles. Tu t'enfonces.
Tes lambeaux ne font aucun bruit quand ils tombent sur le sol.
(tic-tac)
Je savais.
Je savais qu'il me fallait te protéger.
De moi.
De ça.
Mais je n'ai rien fait.
Mais je n'ai rien fait.
Mais je n'ai rien fait.
(tic-tac)
(tic-tac)
tes TIC (tic-tac)
tes TAC (tic-tac)
nos silhouettes reprennent ce qui n'est pas une course (tic tac)
La nuit tombe à peine mais elle s'englue déjà dans ma bouche.
Je sens mes défenses sortir. (tic-tac)
Toutes lames dehors!
J'envisage l'espace.
Mes armes parées. Ta peau si fine. (tic-tac)
Tu t'approches. Tu saignes. Tu t'approches encore. Tu te morcèles. Tu t'enfonces.
Tes lambeaux ne font aucun bruit quand ils tombent sur le sol.
(tic-tac)
Je savais.
Je savais qu'il me fallait te protéger.
De moi.
De ça.
Mais je n'ai rien fait.
Mais je n'ai rien fait.
Mais je n'ai rien fait.
(tic-tac)
(tic-tac)
dimanche 30 janvier 2011
isorythmie
Nous marchons sur les traces enneigées de février. Nos pas sont déliés et textuels. Tu me devances pour capturer des regards. Je reste légèrement en retrait pour goûter ton sillage.
Nous déambulons. Les rues. Les pavés. Le pont. Les lampadaires importés d'un temps lointain.
Nous déambulons dans une carte que personne ne postera jamais.
Je pose ma joue, ici et là. Contre la brique. Contre le métal. Contre le gel.
Je cherche à m'assurer que rien ne me réveillera lorsque tu t'approcheras.
Mais nous n'en sommes pas encore là.
Frissonnants, transis nous pénétrons dans une taverne surchauffée. Il reste une petite table, près des toilettes. L'atmosphère est bruyante, presque moite mais rien ne nous importe sinon redécouvrir nos mains, gourmandes, avides l'une de l'autre lorsque nous ôterons nos gants.
Tu retires ta veste. Ton ventre jaillit. C'est le diable. Tu es la boîte.
Mon désir tressaille.
Déjà.
Je ravale. Je calme. Nous n'en sommes pas encore là.
A la table voisine, un couple ne se déchire pas. Elle parle sans discontinuer dans une langue qui nous échappe. Lui ne prend pas la peine de faire mine d'écouter. Elle se répand encore et encore. Quand il se lève pour enfoncer son ennui dans les portes battant l'effluve d'urine, elle ne le remarque pas tout de suite et continue seule à se déverser.
Nous sourions. Tu commandes un expresso serré serré, moi un latte. Respectivement deux et quatre sucres.
Parfois nos regards se soutiennent et j'entends ton souffle se couper, ton coeur s'arythmer.
Tu laisses ton bras glisser le long de la banquette que je dis marron et toi verte. Sans que j'aie le temps de bouger, ta main -infinie et vaste- remonte le long de mes bas.
Mes sens tempêtent. Tambourinent. Demande à sortir. Je ne peux plus respirer. Te voilà vengé.
Un partout.
Nous déambulons. Les rues. Les pavés. Le pont. Les lampadaires importés d'un temps lointain.
Nous déambulons dans une carte que personne ne postera jamais.
Je pose ma joue, ici et là. Contre la brique. Contre le métal. Contre le gel.
Je cherche à m'assurer que rien ne me réveillera lorsque tu t'approcheras.
Mais nous n'en sommes pas encore là.
Frissonnants, transis nous pénétrons dans une taverne surchauffée. Il reste une petite table, près des toilettes. L'atmosphère est bruyante, presque moite mais rien ne nous importe sinon redécouvrir nos mains, gourmandes, avides l'une de l'autre lorsque nous ôterons nos gants.
Tu retires ta veste. Ton ventre jaillit. C'est le diable. Tu es la boîte.
Mon désir tressaille.
Déjà.
Je ravale. Je calme. Nous n'en sommes pas encore là.
A la table voisine, un couple ne se déchire pas. Elle parle sans discontinuer dans une langue qui nous échappe. Lui ne prend pas la peine de faire mine d'écouter. Elle se répand encore et encore. Quand il se lève pour enfoncer son ennui dans les portes battant l'effluve d'urine, elle ne le remarque pas tout de suite et continue seule à se déverser.
Nous sourions. Tu commandes un expresso serré serré, moi un latte. Respectivement deux et quatre sucres.
Parfois nos regards se soutiennent et j'entends ton souffle se couper, ton coeur s'arythmer.
Tu laisses ton bras glisser le long de la banquette que je dis marron et toi verte. Sans que j'aie le temps de bouger, ta main -infinie et vaste- remonte le long de mes bas.
Mes sens tempêtent. Tambourinent. Demande à sortir. Je ne peux plus respirer. Te voilà vengé.
Un partout.
vendredi 28 janvier 2011
la fin d'une armure
Il faudrait que j'arrête de bouger.
Je pars en morceaux.
De partout, me fissure.
J'ai bien investi, dans quelques pansements, des pelletées de bons sentiments, du ciment de raisons, opté pour un revêtement étanche.
J'ai essayé de fixer des droites à mes courbes, j'ai senti les clous s'enfoncer, traverser la chair et espéré que la douleur me dirait.
J'ai tenté d'éviter le vent, les flux, les flots.
Je pars en morceaux.
De partout, me fissure.
J'ai bien investi, dans quelques pansements, des pelletées de bons sentiments, du ciment de raisons, opté pour un revêtement étanche.
J'ai essayé de fixer des droites à mes courbes, j'ai senti les clous s'enfoncer, traverser la chair et espéré que la douleur me dirait.
Arrêter.
J'ai tenté d'éviter le vent, les flux, les flots.
En vain.
Je plie.
Je ploie.
Je ploie.
Vers toi.
mercredi 19 janvier 2011
Je brûle
d'un espace clos
Colmater les fenêtres, verrouiller les portes, se calfeutrer des sons extérieurs.
COUPER
Je veux
un espace clos.
16 mètres carrés tout au plus.
16 mètres carrés tout au plus.
Je veux
pouvoir
même diamétralement opposée à toi
entendre ton souffle
se suspendre
Je veux
percevoir
les mots trancher l'air épais de leur intensité
Je veux
tourner
autour de mes sens
en
aiguisant les tiens
Et
à l'aube
je veux
savoir
si nous sommes
amants
ou
aimants
dimanche 16 janvier 2011
Au bruit de mes pas, j'entends que nous sommes deux.
Quand cela a-t-il commencé?
Je ne sais plus. Plus avec précision. Plus avec une date. Plus avec une heure ou des minutes. Je sais seulement que c'était orangé et que le lait était au thé.
J'ai sans doute un peu lutté.
Un peu.
Juste un peu.
J'aurais du prendre peur, j'aurais du louvoyer, j'aurais du crier ou me taire.
J'aurais du tant de choses.
Je n'ai pu.
J'ai immédiatement aimé ce nouveau son, ce rythme.
Et puis, il y avait aussi, cette odeur qui me rappelait une saveur nocturne.
Je me suis retournée.
Je n'ai trouvé que mon ombre.
J'ai voulu partager des lieux, des humanités, des visages. Je t'ai laisser m'emboîter.
Je t'ai emmené, partout où j'allais.
Du haut mon ombre, tu as vu mes faiblesses, quelques débuts de larmes dans un bus, mes regards qui se détournent, un flux de désir me ronger le sang.
Du bas de mon ombre, tu as gouté à mes brefs instants de lumières.
Quand cela a-t-il commencé?
Je ne sais plus. Plus avec précision. Plus avec une date. Plus avec une heure ou des minutes. Je sais seulement que c'était orangé et que le lait était au thé.
J'ai sans doute un peu lutté.
Un peu.
Juste un peu.
J'aurais du prendre peur, j'aurais du louvoyer, j'aurais du crier ou me taire.
J'aurais du tant de choses.
Je n'ai pu.
J'ai immédiatement aimé ce nouveau son, ce rythme.
Et puis, il y avait aussi, cette odeur qui me rappelait une saveur nocturne.
Je me suis retournée.
Je n'ai trouvé que mon ombre.
J'ai voulu partager des lieux, des humanités, des visages. Je t'ai laisser m'emboîter.
Je t'ai emmené, partout où j'allais.
Du haut mon ombre, tu as vu mes faiblesses, quelques débuts de larmes dans un bus, mes regards qui se détournent, un flux de désir me ronger le sang.
Du bas de mon ombre, tu as gouté à mes brefs instants de lumières.
Une après-midi, sous un pont, au creux d'un instant monochrome, je me suis tournée vers toi. Lentement.
Tu n'as pas cherché à cacher tes mains, tendues vers moi, ni tes lèvres gorgées d'envie.
J'ai fermé les yeux.
Un peu par peur.
Un peu pour mieux (res)sentir si.
Et aussi pour te laisser le choix.
Tu as préféré m'épouser. En corps.
J'ai à peine deviné un frôlement.
Une chaleur se glissant contre mon échine entre moi et mon ombre.
Depuis, je te porte.
Là.
Tout contre moi.
Là.
Tout contre moi.
mardi 11 janvier 2011
samedi 8 janvier 2011
Derme
Je ne pourrais dire aujourd'hui ce que la clarté de l'aube aurais pu me révéler.
Les yeux fermés.
Centrée sur la sensation.
J'écoutais les frémissements.
Y avait-il encore une porte, à ce moment-là, par laquelle s'enfuir?
Une fenêtre pour sauter?
Un trou à rat pour se terrer?
Comment le saurais-je?
L'envie de m'échapper m'avait quitté.
Tu as écouté. Les peurs vivantes. Les zones mortes.
Tu as observé. Les contours incertains. Les rondeurs certaines.
Tu as parcouru. Largement. Pour m'épargner la chute de la perte.
Le jour est venu.
Sans s'annoncer.
Dans l'obscurité de mon abandon.
Dans la finesse de tes gestes.
Dans l'ivresse des souffles gorgés de mots.
Je n'avais perçu que chacun de tes mouvements, minutieux, précis avaient patiemment pris soin de me retourner la peau.
Je suis partie.
Être de chair.
A l'envers.
A vue.
A vif.
A nu.
En sachant, déjà, qu'il me faudrait revenir.
Irréversiblement.
Les yeux fermés.
Centrée sur la sensation.
J'écoutais les frémissements.
Y avait-il encore une porte, à ce moment-là, par laquelle s'enfuir?
Une fenêtre pour sauter?
Un trou à rat pour se terrer?
Comment le saurais-je?
L'envie de m'échapper m'avait quitté.
Tu as écouté. Les peurs vivantes. Les zones mortes.
Tu as observé. Les contours incertains. Les rondeurs certaines.
Tu as parcouru. Largement. Pour m'épargner la chute de la perte.
Le jour est venu.
Sans s'annoncer.
Dans l'obscurité de mon abandon.
Dans la finesse de tes gestes.
Dans l'ivresse des souffles gorgés de mots.
Je n'avais perçu que chacun de tes mouvements, minutieux, précis avaient patiemment pris soin de me retourner la peau.
Je suis partie.
Être de chair.
A l'envers.
A vue.
A vif.
A nu.
En sachant, déjà, qu'il me faudrait revenir.
Irréversiblement.
vendredi 7 janvier 2011
(...)
j'ai beau fouiller, retourner, explorer le moindre recoin de ma bouche, explorer chaque fragment de peau, creuser mes paumes, gratter sous les paupières, arracher à mes lèvres
je ne trouve
ce matin
que des points de suspension
à toi
à foison
je ne trouve
ce matin
que des points de suspension
à toi
à foison
jeudi 6 janvier 2011
La journée va s'égrainer. Lentement. Très. Trop.
Sans que l'on puisse en apercevoir le bout.
Sans être en mesure d'envisager une couleur.
En s'interdisant d'en concevoir le goût.
L'imagination tendue en vain. Conjectures inutiles. Rien ne dira. Rien ne filtrera.
Tu ne poseras d'hypothèse.
Je ne penserai perspectives.

Et le soir arrivera bien un jour.
Sans que l'on puisse en apercevoir le bout.
Sans être en mesure d'envisager une couleur.
En s'interdisant d'en concevoir le goût.
L'imagination tendue en vain. Conjectures inutiles. Rien ne dira. Rien ne filtrera.
Tu ne poseras d'hypothèse.
Je ne penserai perspectives.
Et le soir arrivera bien un jour.
lundi 3 janvier 2011
Souvent
Je t'aperçois derrière mes paupières.
Je m'installe.
Je ne fais pas partie du tableau.
Je ferme grand les yeux et je regarde.
Et puis, il y a quelques paupières de cela.
Je t'ai entendu murmurer :
"Je sais que tu es là. Non, ne bouge pas.
Reste. Regarde. Observe. Prends. Récolte. Repais-toi de moi."
Je m'installe.
Je ne fais pas partie du tableau.
Je ferme grand les yeux et je regarde.
Dans un décors safrané, tu te rouges. Tu te peaux. Tu te lentes. Tu te trembles. Tu t' entrelaces. Tu de face. Tu de dos. Tu elles. Elles te. Tu tendres. Tu transportes. Tu précautionnes. Tu savoures. Tu aimes. Tu croques. Tu fruis. Tu sanguines. Tu recommences. Tu affectionnes. Tu admires. Tu lumines. Tu attends. Tu retiens. Tu sollicites. Tu tourmentes. Elles réclament. Tu inspires. Tu ouvres. Tu expires. Tu procures. Tu délectes.
Et puis, il y a quelques paupières de cela.
Je t'ai entendu murmurer :
"Je sais que tu es là. Non, ne bouge pas.
Reste. Regarde. Observe. Prends. Récolte. Repais-toi de moi."
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