Il y a comme un écho.
Au loin.
Un murmure qui m'éclaire et s'intensifie dans la nuit.
Jusquà la brûlure parfois.
Je m'éloigne un peu jusqu'à ce que cela redevienne une caresse.
Oui.
Là.
C'est bien.
J'ouvre les yeux. Je lis. Je me regarde. Je me demande si ma peau n'est pas décevante. Finalement. Il fut un temps où mon ventre. Et puis non. Mon regard me pèse. Je continue. Il y a le bras qui témoigne et l'autre qui crie pour lui. Les hanches que j'ai aimées saillantes mais qui baissent aujourd'hui les yeux. Je cherche un angle. Je ne suis qu'une courbe.
Une courbe bien trop tendue pour être épousée.
Je me regarde. Je déclenche l'obturateur. Ici et là. Ensuite je visionne et je me jette. En morceau.
Je me demande, si j'ai réellement la bonne taille.
mercredi 29 décembre 2010
dimanche 19 décembre 2010
Ta globalité m'échappe
Avec ton autorisation
je te découpe en rectangles inégaux
Chacun d'eux, l'objet de mes soins
de mes murmures, de ma chaleur, du bout de mes doigts, de ma curiosité, de ma gourmandise, de mes expérimentations.
Je commence par là.
Sous ton armure de fragilité
Je te vole
Un bref instant
Un fragment
Tu veux bouger
Tu ne veux pas bouger
Tu veux bouger
Tu bouges
Ce soir j'admire mon butin
Du regard
Avec ton autorisation
je te découpe en rectangles inégaux
Chacun d'eux, l'objet de mes soins
de mes murmures, de ma chaleur, du bout de mes doigts, de ma curiosité, de ma gourmandise, de mes expérimentations.
Je commence par là.
Sous ton armure de fragilité
Je te vole
Un bref instant
Un fragment
Tu ne veux pas bouger
Tu veux bouger
Tu bouges
Ce soir j'admire mon butin
Du regard
jeudi 16 décembre 2010
mercredi 15 décembre 2010
évidemment
je pourrais (devrais?) n'en choisir qu'un
mais
m'y résoudre me semble impensable
alors
je les prends tous
tous sauf un
mais
m'y résoudre me semble impensable
alors
je les prends tous
tous sauf un
je prendrais bien aussi
une toute toute petite place
une toute toute petite place
dans l'immensité de ton bleu
mardi 14 décembre 2010
Emoi de loin
Les couleurs en dedans
Les mots rentrés
Le visage clos
Les nerfs à fleur
Ton être se cristalise
dans un geste
dans un mouvement
dans un élan
pur et toujours un peu définitif
Ton corps prend forme
Ton corps prend vie
Tes épaules dessinent ton désordre et t'ordonne à la fluidité
Tu te soumets
et ta beauté
ne sachant plus où se cacher
fait tomber les masques superposés
Les mots rentrés
Le visage clos
Les nerfs à fleur
Ton être se cristalise
dans un geste
dans un mouvement
dans un élan
pur et toujours un peu définitif
Ton corps prend forme
Ton corps prend vie
Tes épaules dessinent ton désordre et t'ordonne à la fluidité
Tu te soumets
et ta beauté
ne sachant plus où se cacher
fait tomber les masques superposés
lundi 13 décembre 2010
dimanche 12 décembre 2010
Des sous
J'aime imaginer ta nuque
Sous ton écharpe, sous ton col, sous ta peau, sous les nerfs
J'aime imaginer ta nuque
Sous mon regard, sous mes doigts, sous la caresse, sous la morsure
Tu dormais
Enfin le sommeil chassait douleurs et tourments
sans que je puisse savoir lesquels étaient aigus, lesquels étaient graves
Je suis restée, là.
Un long moment suspendu.
Peut-être était-ce un peu pour veiller sur ton souffle,
Peut-être était-ce pour étirer notre ligne de présence,
Peut-être était-ce pour me perdre dans ce rêve un peu fou
où ta main
me cherche
où ta main
me trouve
où ta main m'emmène auprès de toi
dans ce songe où nous dormons
émus mais blottis
Enfin le sommeil chassait douleurs et tourments
sans que je puisse savoir lesquels étaient aigus, lesquels étaient graves
Je suis restée, là.
Un long moment suspendu.
Peut-être était-ce un peu pour veiller sur ton souffle,
Peut-être était-ce pour étirer notre ligne de présence,
Peut-être était-ce pour me perdre dans ce rêve un peu fou
où ta main
me cherche
où ta main
me trouve
où ta main m'emmène auprès de toi
dans ce songe où nous dormons
émus mais blottis
- Au fait, combien tu mesures sans tes talons?
- 1m63
- 1m63
Mais prends-garde, mon ombre est bien plus grande
Bien plus grande que moi!
samedi 11 décembre 2010
Tu n'as pas bougé
Et
Au lever du jour, j'étais à tes côtés
J'ai murmuré
"laisse-toi", "laisse-moi"
toucher
Sous ta peau, je pouvais sentir ton sang bouillir
Ta sève monter
Ta sève monter
Tes veines se gonfler
Ton coeur éclater
Ton coeur éclater
Tes pupilles crever tes paupières
Ma main a effleuré le chemin
Le papier peint a tremblé
Le verre d'eau a débordé
Je me demande où se trouve cet hôtel aux murs délavés
Je me demande si ce sera l'après-midi
Je me demande si tu pourras ne pas bouger
Mon écorce, de failles se fissure
Tes mots de chair m'emplissent
vendredi 10 décembre 2010
Tirer
Etirer
La lueur
Rester auprès d'elle encore un peu.
Prolonger.
Marcher, errer, imaginer, tourner, retourner, goûter, humer, espérer..
ET
Se faire rattraper par la nuit
Se faire grignoter par l'ombre
Se faire ronger
Etirer
La lueur
Rester auprès d'elle encore un peu.
Prolonger.
Marcher, errer, imaginer, tourner, retourner, goûter, humer, espérer..
ET
Se faire rattraper par la nuit
Se faire grignoter par l'ombre
Se faire ronger
ET
Rentrer rentrée
Sans savoir vraiment comment
Sans savoir vraiment pourquoi
Sans savoir vraiment pourquoi
Monter tremblante
Poser la main sur mon ventre, en imaginant que c'est le tien
Et nous voir
précisément
Précis. Aimant.
jeudi 9 décembre 2010
mardi 7 décembre 2010
et puis
il y a
ce bouillonnement
qui m'effraie
Il y a
ce que je me refuse
depuis + un complément de temps infini
Il y a
ces images qui m'aiment-hantent + un adverbe d'intensité qui en vaut dix
Il y a
ces chutes à conjuguer à toutes les puissances
Il y a
d'un côté
de multiples modalités de viol
et
de l'autre
la pénétration espérée de tes mots
Je crois
que la lumière
nous brûlera
que la parole
nous tuera
que le regard
nous blessera
et
qu'entre ces croyances, s'immiscent, par fulgurances, des 'mais', des 'si', des pactes, de l'obscurité, du silence et des gestes lents...
nous brûlera
que la parole
nous tuera
que le regard
nous blessera
et
qu'entre ces croyances, s'immiscent, par fulgurances, des 'mais', des 'si', des pactes, de l'obscurité, du silence et des gestes lents...
lundi 6 décembre 2010
Je garde tes derniers mots
Jalousement.
Jalousement.
Et quand le manque me tord le ventre.
Je croque.
Un peu. Pas trop.
Pour qu'ils durent longtemps. Pour qu'ils durent lentement.
Je suis là. Petite fille. Assise sur un banc de taches de rousseur.
Les lèvres gonflées de gourmandise. Je viens de te voler un paragraphe entier.
Je le serre contre moi.
Les lèvres gonflées de gourmandise. Je viens de te voler un paragraphe entier.
Je le serre contre moi.
Heureuse, je cours vers toi.
Mais j'ai chaud.
Alors,
Alors,
Les mots s'évaporent. En corps.
dimanche 5 décembre 2010
au loin - au fond
jeudi 2 décembre 2010
Emballement
En apparence, tout est lisse.
L'air est perçant.
Le limpide tenace.
L'enchantement répété. Convenu.
Je me laisse tomber. A genoux. J'attends.
Que le tissus absorbe la pellicule immaculée.
Que l'humidité glacée me mange la peau.
Mes doigts s'enfoncent.
Cherchent la matière. Cherchent l'odeur.
Cherchent la pousse. Cherchent la tourbe.
Je vais laisser le froid du dehors rejoindre le froid du dedans.
Et puis.
En fermant le yeux.
Je m'imaginerai.
Rentrer.
Fourbue.
Et toi. De tes mains.
L'air est perçant.
Le limpide tenace.
L'enchantement répété. Convenu.
Je me laisse tomber. A genoux. J'attends.
Que le tissus absorbe la pellicule immaculée.
Que l'humidité glacée me mange la peau.
Mes doigts s'enfoncent.
Cherchent la matière. Cherchent l'odeur.
Cherchent la pousse. Cherchent la tourbe.
Je vais laisser le froid du dehors rejoindre le froid du dedans.
Et puis.
En fermant le yeux.
Je m'imaginerai.
Rentrer.
Fourbue.
Et toi. De tes mains.
-me déshabiller-me ramasser-m'envelopper-me soulever-m'enlever-m'emmailloter-m'empaqueter-m'emmitoufler-m'entraîner-me transporter-me plaire-me ravir-m'exalter-me griser-
Et nos cœurs
de nos peaux
s'emballer
lundi 29 novembre 2010
Il, c'est tu
En elle.
Il a trouvé une pièce vide.
Il ne s'est pas installé tout de suite.
Il a pris des mesures, envisagé un placard. Puis y a renoncé.
De la paume, il a parcouru les murs et constaté qu'ils étaient chauds, un peu usés.
Il s'est assis, s'est relevé. Il a posé une serrure et ouvert la porte.
Grand.
Parfois, elle passe par là.
Toupie,
Elle se cogne aux angles de l'espace.
Elle laisse, dans son sillage, de petits chagrins.
Et repart.
En attendant, il range. Il n'aimerait pas qu'à son retour, elle trébuche.
Elle les imagine au hasard. Elle le rêve dans une foule. Elle l'invente. Elle aime ça.
Il est son sourire flottant.
Là, au fond.
Il a trouvé une pièce vide.
Il ne s'est pas installé tout de suite.
Il a pris des mesures, envisagé un placard. Puis y a renoncé.
De la paume, il a parcouru les murs et constaté qu'ils étaient chauds, un peu usés.
Il s'est assis, s'est relevé. Il a posé une serrure et ouvert la porte.
Grand.
Parfois, elle passe par là.
Toupie,
Elle se cogne aux angles de l'espace.
Elle laisse, dans son sillage, de petits chagrins.
Et repart.
En attendant, il range. Il n'aimerait pas qu'à son retour, elle trébuche.
Elle les imagine au hasard. Elle le rêve dans une foule. Elle l'invente. Elle aime ça.
Il est son sourire flottant.
Là, au fond.
mercredi 24 novembre 2010
Je
tangue
vacille
de loin on pourrait penser que je danse
mais je ne danse pas
je tombe
tu vois
moi aussi
je me garde mal
moi aussi
je me garde mal
lundi 22 novembre 2010
Nous serions
là
et la seule lumière serait ta peau
et
si
par mégarde ta langue s'aventure
je reprendrai avec délectation mes travaux de couture
dimanche 21 novembre 2010
J'aime bien
Quand tu avales ta langue
..et que tes mots, pris de panique, se ruent dans les sorties de secours de tes doigts..
..et que tes mots, pris de panique, se ruent dans les sorties de secours de tes doigts..
samedi 20 novembre 2010
Les mouvements me pèsent.
Je ne bouge plus. J'arrête. J'attends.
Mon regard semble fixer les mouvements désordonnés des feuilles derrière le plastique bleu mais ils ne fixent rien, même pas le souvenir.
Je ne bouge plus. J'arrête. J'attends.
Que les membres s'engourdissent.
Que le tissus du divan imprime ma peau de petits rectangles irréguliers.
Ensuite, je les regarderai s'effacer en me disant qu'ils s'évaporent plus vite que la sensation de tes frôlements...
Je ne bouge plus. J'arrête. J'attends.
Mon regard semble fixer les mouvements désordonnés des feuilles derrière le plastique bleu mais ils ne fixent rien, même pas le souvenir.
Je ne bouge plus. J'arrête. J'attends.
Que les membres s'engourdissent.
Que le tissus du divan imprime ma peau de petits rectangles irréguliers.
Ensuite, je les regarderai s'effacer en me disant qu'ils s'évaporent plus vite que la sensation de tes frôlements...
vendredi 19 novembre 2010
Non
Me voir, tu ne pourras.
La lumière bleutée baignera ta peau.
Je me pencherai délicatement pour te coudre les paupières
Les perforations.
Des caresses.
Enfilées. Reliées.
Six points à droite. Sept à gauche. Nous évitons la symétrie.
Et, lorsque tu seras clos
Je m'ouvrirai.
La lumière bleutée baignera ta peau.
Je me pencherai délicatement pour te coudre les paupières
Les perforations.
Des caresses.
Enfilées. Reliées.
Six points à droite. Sept à gauche. Nous évitons la symétrie.
Et, lorsque tu seras clos
Je m'ouvrirai.
mardi 16 novembre 2010
dimanche 14 novembre 2010
Vases communicants
Le coeur s'est emballé comme pour chercher à s'arrêter.
Nuit usée à vouloir ralentir.
Hier la pluie était enfin au dehors.
Et le courage de mouvoir le corps est venu. Accepter. Accepter. Le monde. Les autres. Les chocs. Les autres. Les frôlements. Les autres. Les égratignures. Les autres.
Le paysage intérieur encore détrempé, je m'étais parée.
Rituellement.
Rouge. Bouche. Noir. Yeux. Bas. Combinaison. Soie.
L'armure était en place.
J'étais sortie la tête haute malgré le verbe encore un peu rentré. Au dedans.
Le cœur a failli.
Contraignant à me retirer.
Où est donc ce souffle quand je ne l'ai plus?
Et
Toi. Là. De sève gorgé. Prêt à emplir.
Et
Moi. Loin. Vide. Effrayée à l'idée de te vider.
Nuit usée à vouloir ralentir.
Hier la pluie était enfin au dehors.
Et le courage de mouvoir le corps est venu. Accepter. Accepter. Le monde. Les autres. Les chocs. Les autres. Les frôlements. Les autres. Les égratignures. Les autres.
Le paysage intérieur encore détrempé, je m'étais parée.
Rituellement.
Rouge. Bouche. Noir. Yeux. Bas. Combinaison. Soie.
L'armure était en place.
J'étais sortie la tête haute malgré le verbe encore un peu rentré. Au dedans.
Le cœur a failli.
Contraignant à me retirer.
Où est donc ce souffle quand je ne l'ai plus?
Et
Toi. Là. De sève gorgé. Prêt à emplir.
Et
Moi. Loin. Vide. Effrayée à l'idée de te vider.
samedi 13 novembre 2010
Il y aura toujours
cet homme
assis
non loin
avec qui cheminer
Partir travailler
Rentrer sans précipitation
Regarder les reflets des fenêtres défiler
Il y aura toujours cet homme
assis non loin
dans un silence bienveillant
et qui, où que j'aille, m'accompagne
Hier, c'était un grand-père absorbé de littérature
Ce matin, un trentenaire pendu à son téléphone
De quel couleur seront ses cheveux ce soir?
Portera-t-il une barbe, sera-t-il rugueux ou bien lisse?
Il m'arrive d'espérer
A la sortie du train
Qu'il continue à me suivre
Mais pas toujours
assis
non loin
avec qui cheminer
Partir travailler
Rentrer sans précipitation
Regarder les reflets des fenêtres défiler
Il y aura toujours cet homme
assis non loin
dans un silence bienveillant
et qui, où que j'aille, m'accompagne
Hier, c'était un grand-père absorbé de littérature
Ce matin, un trentenaire pendu à son téléphone
De quel couleur seront ses cheveux ce soir?
Portera-t-il une barbe, sera-t-il rugueux ou bien lisse?
Il m'arrive d'espérer
A la sortie du train
Qu'il continue à me suivre
Mais pas toujours
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