En elle.
Il a trouvé une pièce vide.
Il ne s'est pas installé tout de suite.
Il a pris des mesures, envisagé un placard. Puis y a renoncé.
De la paume, il a parcouru les murs et constaté qu'ils étaient chauds, un peu usés.
Il s'est assis, s'est relevé. Il a posé une serrure et ouvert la porte.
Grand.
Parfois, elle passe par là.
Toupie,
Elle se cogne aux angles de l'espace.
Elle laisse, dans son sillage, de petits chagrins.
Et repart.
En attendant, il range. Il n'aimerait pas qu'à son retour, elle trébuche.
Elle les imagine au hasard. Elle le rêve dans une foule. Elle l'invente. Elle aime ça.
Il est son sourire flottant.
Là, au fond.
lundi 29 novembre 2010
mercredi 24 novembre 2010
Je
tangue
vacille
de loin on pourrait penser que je danse
mais je ne danse pas
je tombe
tu vois
moi aussi
je me garde mal
moi aussi
je me garde mal
lundi 22 novembre 2010
Nous serions
là
et la seule lumière serait ta peau
et
si
par mégarde ta langue s'aventure
je reprendrai avec délectation mes travaux de couture
dimanche 21 novembre 2010
J'aime bien
Quand tu avales ta langue
..et que tes mots, pris de panique, se ruent dans les sorties de secours de tes doigts..
..et que tes mots, pris de panique, se ruent dans les sorties de secours de tes doigts..
samedi 20 novembre 2010
Les mouvements me pèsent.
Je ne bouge plus. J'arrête. J'attends.
Mon regard semble fixer les mouvements désordonnés des feuilles derrière le plastique bleu mais ils ne fixent rien, même pas le souvenir.
Je ne bouge plus. J'arrête. J'attends.
Que les membres s'engourdissent.
Que le tissus du divan imprime ma peau de petits rectangles irréguliers.
Ensuite, je les regarderai s'effacer en me disant qu'ils s'évaporent plus vite que la sensation de tes frôlements...
Je ne bouge plus. J'arrête. J'attends.
Mon regard semble fixer les mouvements désordonnés des feuilles derrière le plastique bleu mais ils ne fixent rien, même pas le souvenir.
Je ne bouge plus. J'arrête. J'attends.
Que les membres s'engourdissent.
Que le tissus du divan imprime ma peau de petits rectangles irréguliers.
Ensuite, je les regarderai s'effacer en me disant qu'ils s'évaporent plus vite que la sensation de tes frôlements...
vendredi 19 novembre 2010
Non
Me voir, tu ne pourras.
La lumière bleutée baignera ta peau.
Je me pencherai délicatement pour te coudre les paupières
Les perforations.
Des caresses.
Enfilées. Reliées.
Six points à droite. Sept à gauche. Nous évitons la symétrie.
Et, lorsque tu seras clos
Je m'ouvrirai.
La lumière bleutée baignera ta peau.
Je me pencherai délicatement pour te coudre les paupières
Les perforations.
Des caresses.
Enfilées. Reliées.
Six points à droite. Sept à gauche. Nous évitons la symétrie.
Et, lorsque tu seras clos
Je m'ouvrirai.
mardi 16 novembre 2010
dimanche 14 novembre 2010
Vases communicants
Le coeur s'est emballé comme pour chercher à s'arrêter.
Nuit usée à vouloir ralentir.
Hier la pluie était enfin au dehors.
Et le courage de mouvoir le corps est venu. Accepter. Accepter. Le monde. Les autres. Les chocs. Les autres. Les frôlements. Les autres. Les égratignures. Les autres.
Le paysage intérieur encore détrempé, je m'étais parée.
Rituellement.
Rouge. Bouche. Noir. Yeux. Bas. Combinaison. Soie.
L'armure était en place.
J'étais sortie la tête haute malgré le verbe encore un peu rentré. Au dedans.
Le cœur a failli.
Contraignant à me retirer.
Où est donc ce souffle quand je ne l'ai plus?
Et
Toi. Là. De sève gorgé. Prêt à emplir.
Et
Moi. Loin. Vide. Effrayée à l'idée de te vider.
Nuit usée à vouloir ralentir.
Hier la pluie était enfin au dehors.
Et le courage de mouvoir le corps est venu. Accepter. Accepter. Le monde. Les autres. Les chocs. Les autres. Les frôlements. Les autres. Les égratignures. Les autres.
Le paysage intérieur encore détrempé, je m'étais parée.
Rituellement.
Rouge. Bouche. Noir. Yeux. Bas. Combinaison. Soie.
L'armure était en place.
J'étais sortie la tête haute malgré le verbe encore un peu rentré. Au dedans.
Le cœur a failli.
Contraignant à me retirer.
Où est donc ce souffle quand je ne l'ai plus?
Et
Toi. Là. De sève gorgé. Prêt à emplir.
Et
Moi. Loin. Vide. Effrayée à l'idée de te vider.
samedi 13 novembre 2010
Il y aura toujours
cet homme
assis
non loin
avec qui cheminer
Partir travailler
Rentrer sans précipitation
Regarder les reflets des fenêtres défiler
Il y aura toujours cet homme
assis non loin
dans un silence bienveillant
et qui, où que j'aille, m'accompagne
Hier, c'était un grand-père absorbé de littérature
Ce matin, un trentenaire pendu à son téléphone
De quel couleur seront ses cheveux ce soir?
Portera-t-il une barbe, sera-t-il rugueux ou bien lisse?
Il m'arrive d'espérer
A la sortie du train
Qu'il continue à me suivre
Mais pas toujours
assis
non loin
avec qui cheminer
Partir travailler
Rentrer sans précipitation
Regarder les reflets des fenêtres défiler
Il y aura toujours cet homme
assis non loin
dans un silence bienveillant
et qui, où que j'aille, m'accompagne
Hier, c'était un grand-père absorbé de littérature
Ce matin, un trentenaire pendu à son téléphone
De quel couleur seront ses cheveux ce soir?
Portera-t-il une barbe, sera-t-il rugueux ou bien lisse?
Il m'arrive d'espérer
A la sortie du train
Qu'il continue à me suivre
Mais pas toujours
Inscription à :
Commentaires (Atom)





